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Rentrée 2019/2020 : deux nouvelles activités viendront enrichir notre offre :

– lundi après-midi : Club Lecture
– lundi soir : Initiation au Bridge

Rendez-vous au forum de la rentrée le samedi 7 septembre 2019

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Le jardin des Tuileries
C’est le jardin royal d’un palais qui a été voulu par Catherine de Médicis, agrandi par ses successeurs jusqu’à ce qu’il soit incendié lors de la Commune en 1871.
En 1564, la reine Catherine de Médicis demanda à Pierre le Nôtre, grand-père d’André, d’aménager un grand jardin à l’italienne entre le château et l’enceinte où se trouvait une chambre d’écho. Ce jardin médiéval, clos de toutes parts, très compartimenté, comprenait un labyrinthe de cerisiers courbés duquel il était très difficile d’en sortir, aménagé avec des tables, des bancs et des lits ce qui choquèrent les ambassadeurs suisses venus en visite. Une fontaine, une ménagerie et une grotte décorée par le célèbre céramiste Bernard Palissy agrémentaient le jardin. Henri IV y fit installer une orangerie et une magnanerie tout au long de l’esplanade des Feuillants pour encourager la production de soie en France. Il fit planter des cyprès d’Italie qui gelèrent lors d’un hiver rude. L’entretien du jardin était confié à Jean Le Nôtre, fils de Pierre. Lors de la crue gigantesque de 1658, le jardin fut complètement inondé.
A partir de 1664, Louis XIV chargea André Le Nôtre de redessiner entièrement le jardin. Il lui donna l’aspect qu’il va conserver, dans ses grandes lignes, jusqu’à nos jours. Il créa des parterres près du palais, fit creuser quatre bassins, découpa le Grand Couvert en bosquets indépendants qui devinrent théâtre de verdure, boulingrins et salles de verdure. Chargé d’aménager un axe royal, il fit percer le rempart et traça, dans le prolongement de l’allée centrale du jardin, une belle avenue qui prit le nom de Champs-Elysées en 1694. Il fit également construire la terrasse du Bord de l’Eau pour protéger le jardin des crues et celle des Feuillants. Il fit bâtir, sur le tracé de l’enceinte de Charles IX, deux terrasses le long desquelles sera placée la future place de la Concorde, avec deux rampes en courbe permettant d’y accéder. Le roi ouvrit le jardin à la promenade grâce à Charles Perrault qui réussit à convaincre Jean-Baptiste Colbert que le public ne l’abîmerait pas. Ce fut le premier jardin public de Paris.
Après la mort d’André Le Nôtre, des statues, provenant parfois de parcs royaux  (Marly ou Sceaux), sont venues décorer le jardin. En 1719, l’entrée principale fut surmontée de deux statues d’Antoine Coysevox, « Mercure » et « La Renommée du Roi». Près du bassin octogonal, des statues, consacrées aux fleuves et rivières dont « La Seine et la Marne » de Nicolas Coustou et « La Loire et le Loiret» de Corneille van Cleve, ont été installées à la même époque.
iris Nelly TardivierLa visite est ponctuée par l’observation des parterres fleuris d’iris « Nelly Tardivier »  et de roses « Impératrice Joséphine », cultivars de rose gallique obtenus avant 1815 par le rosiériste français Descemet.
Napoléon III fit construire une orangerie puis un jeu de paume. La terrasse de l’Orangerie, où est exposé « Le baiser » d’Auguste Rodin, et celle du Jeu de Paume  dominent la place de la Concorde qui fut réaménagée sous Louis-Philippe par l’architecte Jacques Ignace Hittorf.
La terrasse du Bord de l’Eau est plantée d’ormes dont cinq sont bicentenaires et rescapés de la graphiose. « Le Bel Costumé » de Jean Dubuffet trône sur une pelouse plantée de liquidambars. Sous le Grand Couvert, « Apollon et Jeanette » de Paul Belmondo se cachent parmi des palmiers de Chine en fleurs. Des mûriers blancs ont été plantés en hommage à Henri IV. Dans le potager où se trouve la sculpture contemporaine  « Un, deux, trois, nous… » d’Anne Rochette, deux pies prennent un bain de soleil. Plus loin, « L’Arbre des voyelles » est une énorme sculpture en bronze issue du moulage d’un chêne déraciné avant la tempête de 1999. L’installation « Confidence » de Daniel Dezeuze, qui permet à deux personnes de s’asseoir, en sens opposé et de converser en étant isolées, se trouve près d’une des exèdres réalisée après la Révolution par le peintre Jacques Louis  David. « Apollon et Daphné » de Coustou ornent l’extrémité du bassin qui prolonge l’exèdre surmontée d’une « Vénus callipyge ». «Hippomène » de Guillaume Ier Coustou et « Atalante » de Pierre Lepautre se poursuivent au milieu des iris d’eau, des canards et des poules d’eau dans le bassin de l’autre exèdre où figure « Le faune au chevreau ». « L’Ami de personne », œuvre du sculpteur suédois Erik Dietman, est, par contre, bien seul malgré la petite chaise scellée dans le sol.
Le Grand Carré, dessiné par Le Nôtre, avec ses broderies de buis, devint ensuite  le jardin privé de Louis Philippe et Napoléon III qui l’avait entouré d’un fossé où broutent à présent deux chèvres. De nombreuses sculptures du 19ème siècle s’y trouvent.
Le jardin des Tuileries, qui est entouré par des grilles, est prolongé par le jardin du Carrousel où vingt sculptures de Maillol sont éparpillées dans les haies d’ifs taillés, formant un éventail ouvert depuis l’Arc de Triomphe du Carrousel jusqu’à la terrasse des Tuileries, construite par Leoh Ming Pei, architecte de la Pyramide du Louvre. Une importante colonie d’hirondelles de fenêtre niche actuellement sous les arcades du Carrousel.


Charles Perrault
Le monument à Charles Perrault

de Gabriel Pech (1908)


chèvres dans le saut du loup

chèvres dans le saut du loup


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air d'aristide maillol

Air d’Aristide Maillol (1938)

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