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Novembre

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Le re-confinement suite à la progression de la Covid 19 est mis en place depuis jeudi 29 octobre 2020 durant le mois de novembre 2020 et jusqu’au 15 décembre.
Les sorties et visites programmées en novembre et décembre sont donc impactées. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de la rubrique sorties et visites.

Vendredi 30 octobre 2020, la vie associative vient de nous confirmer que toutes les réunions, activités associatives dans les salles municipales sont suspendues (Maison des associations, Maisons de quartier, Centre Fourche, Pavé Blanc, Charré, Chanot et la Maison des sports).

Le protocole décrit ICI définit les règles à respecter dans le contexte sanitaire actuel.

Retrouvez le nouveau numéro de votre journal n° 35 concernant le programme de janvier et février 2021.

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Histoire du domaine de la Vallée-aux-Loups ainsi que sa composition paysagère

Au cours de cette promenade commentée du domaine, nous avons tout d’abord pris connaissance de l’histoire des lieux. En effet, ces espaces que l’on connaît aujourd’hui appartenaient aux pépinières Croux.
Si, dans un premier temps, l’entreprise est spécialisée dans les arbres fruitiers, elle développe également les gammes d’ornement, notamment les plantes de terre de bruyère et les arbres de grande taille. Chaque année, de nouvelles variétés viennent enrichir les catalogues ainsi que les jardins de démonstration ouverts au public, comme la roseraie et l’« école-fruitière ». À la fin du XIXe siècle, les catalogues Croux proposent environ 1500 variétés d’arbres fruitiers, 300 de rhododendrons, 180 d’azalées, 330 de rosiers et plusieurs variétés de conifères et d’arbres forestiers.
L’activité des pépinières va commencer à décliner après la première guerre mondiale. Pour faire face à cette baisse d’activité et à la grosse pression immobilière, les Croux, vont devoir vendre et iront s’installer dans la Seine et Marne.
De la pépinière à l’Arboretum : le cœur historique de l’établissement, avec le château du XVIIIè siècle où la famille a longtemps résidé, est racheté en 1986 par le Département des Hauts-de-Seine. Le site devient alors un arboretum afin de perpétuer la vocation horticole du lieu. Des collections végétales de convolvulacées, d’aulnes ou de châtaigniers se sont ainsi ajoutées aux arbres centenaires et aux obtentions des Croux encore présentes sur le site (le certificat d’obtention végétale est un titre de protection qui concerne toute variété nouvelle, créée, d’un genre ou d’une espèce de plante. Ce titre est délivré par un organisme dépendant du ministère de l’Agriculture).
La partie centrale de l’arboretum avec la maison du XVIIIè siècle entouré à cette époque d’un jardin à la française est une demeure de plaisance, les terrains agricoles qui l’entourent sont gérés et constituent une rentrée financière pour la famille. Cette demeure a connu plusieurs propriétaires dont le pharmacien de Napoléon qui modifie profondément le jardin un peu trop rigoureux à son goût. Il fait creuser des pièces d’eau et crée un jardin plus naturel à l’anglaise.
C’est actuellement un arboretum de 13,5 hectares ouvert gratuitement au public, au sein du parc de la Vallée-aux-Loups situé au cœur du Val d’Aulnay à Châtenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine. Un petit ru : le ru d’Aulnay a formé la vallée et ce dernier a été drainé.
Que découverte t’on ?
Des arbres dont les plus anciens ont environ 120 à 130 ans exemple, le cèdre bleu et le cèdre du Liban (majesté des arbres) à proximité de la résidence. Une serre aux bonzaïs achetée à un collectionneur (environ 60 espèces de spécimens assez exceptionnels) qui met en avant la technique japonaise. Un embarcadère avec une gloriette entourée de glycine de chine, cyclamens, bruyères, azalées, fraises des bois….
Des créations thématiques pour les jardins récents : jardin flamboyant, jardin fleuri et fruitiers : pommiers, poiriers, vignes … – la collection des liserons de Patrick blanc qui fait les murs végétalisés – des bambous, séquoia géant, un sapin Nordmann planté par Croux, un cyprès chauve, des ifs, des araucarias du chili appelés communément le désespoir du singe …
Plus surprenant, on découvre une petite plage la « glacière » grotte aménagée sur plusieurs mètres de profondeur, un pavillon néo mauresque encastré : mélange d’exotisme du Proche-Orient et d’un monument gothique.

S’offre à la vue du promeneur, des pneumatophores (excroissance des racines qui permettent d’avoir des échanges gazeux avec l’extérieur, la hauteur peut aller de 1m à 1.50 m).
Un hêtre pleureur découvert au 19è siècle et multiplié pour obtenir plusieurs variétés atypiques par mutation génétique – ces arbres sont plutôt stériles. Un saule pleureur, un tulipier de virginie arbre remarquable qui peut vivre jusqu’à 500 ans, un séquoia pouvant atteindre 5000 ans.
Exceptionnel, le cèdre bleu pleureur de l’atlas qui a 120 ans d’âge. C’est la première fois que l’on voyait cette mutation sur ce cèdre. Ils ont essayé de le multiplier mais la mutation ne se transmets pas, le seul moyen reste le bouturage. Sa superficie fait 680 m2 d’où la nécessité de poser des étais sous ses branches horizontales. Francis Palu va réaliser « les mythes » genre de sculptures qui vont soutenir les branches.

Le site naturel est labélisée « écolabel ». L’éco-pâturage est pratiqué afin d’éviter les machines qui viennent détruire une partie de l’écosystème, on y trouve des moutons noirs d’Ouessant, des ruches dont le miel est vendu à la maison de Chateaubriand, de nombreux insectes et des oiseaux.

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                                                                                                             le grand cèdre du Liban

la maison de Chataubriand

le gigantesque cèdre bleu


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