Actualités

nnn
Mars 2021

Infos

L’ Assemblée Générale de l’association initialement programmée le jeudi 4 mars se fera par correspondance. Un courrier a été adressé aux adhérents début mars. La nouvelle date est fixée au mardi 30 mars.  Vous pouvez télécharger le bulletin de vote ICI.

La situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid 19 reste toujours d’actualité. Les sorties et visites programmées sont donc impactées. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de la rubrique sorties et visites.

Depuis le vendredi 30 octobre 2020, et toujours d’actualité en 2021,  la vie associative vient de nous confirmer que toutes les réunions, activités associatives dans les salles municipales sont suspendues (Maison des associations, Maisons de quartier, Centre Fourche, Pavé Blanc, Charré, Chanot et la Maison des sports).

Le protocole décrit ICI définit les règles à respecter dans le contexte sanitaire actuel.

  ———————————————————————————————–

Visite guidée par un guide conférencier : découverte du Quartier Arménien          

Une promenade pour découvrir le quartier arménien d’lssy. L’histoire, la vie quotidienne et religieuse y seront évoquées pour un saut dans le temps, pour une découverte culturelle. Histoire d’une collaboration étroite entre une communauté et la ville …. Issy-les-Moulineaux fût une des terres d’accueil de ce peuple.
Histoire de ce peuple
C’est à partir du Génocide de 1915 que l’histoire de ce peuple a connu bien des péripéties. Les Arméniens butés, massacrés par les Turcs ont commencé à s’exiler. Ceux qui en réchappent vont se diriger dans deux directions.
Une partie va être récupérée par les Américains  via « la société des nations SDN » ce qui les mènera aux Etats-Unis raison pour laquelle nous avons des Arméniens protestants évangélistes.
Le gouvernement Turc et la « SDN » vont taxer ce peuple avec un tampon « sans retour possible ». Cela fera d’eux des apatrides,  des personnes qui n’ont pas de pays – pas de retour possible.

L’autre partie arrive au Liban et en Syrie. Ces deux pays passent sous protectorat français. Á  partir de ce moment-là il va être permis, par bateau entier, de rejoindre la France et principalement la ville de Marseille. Nombreux d’entre eux vont y rester. D’autres vont remonter avec un arrêt dans le couloir rhodanien où ils pourront exercer leur art dans le domaine de la chaussure ainsi que dans le traitement du ver à soie. Un groupe arrive à Paris dans le 9ème du côté de Belleville.

En région parisienne, une nouvelle ville  est en pleine expansion industrielle : Issy-les-Moulineaux.
Á l’époque c’est un peu la zone mais beaucoup d’industries viennent s’installer : les usines de munitions Gévelot, les blanchisseries de Grenelle, les usines Citroën, les ateliers de peinture Lefranc… Après la  première guerre mondiale, il leur faut de la main-d’œuvre. La communauté Arménienne est disposée à accepter ces emplois et s’installe sur l’île Saint-Germain sur des terrains vagues dans cet endroit valloné. Les enfants arméniens appelleront ce lieu le « Texas ».
Dans les années 30 et 40 cette population reprend sa fierté en se disant : nous étions des artisans, des travailleurs indépendants on ne sait pas si on va pouvoir retourner dans notre pays d’origine donc on va essayer de s’élever socialement  et récupérer des métiers ce qui fera que nous serons notre propre patron.
Le haut de la colline d’Issy-les-Moulineaux est pratiquement insalubre et inhabité. Malgré cela, ils vont acquérir des lopins de terre dans cette zone appelée « le plateau » ce qui correspond aux actuelles rues de la Défense, du Fort, du Boulevard Rodin. C’est boueux, pentu ce qui ne les effraient pas n’y ne les rebutent pas. Ils construisent des maisons solides pour se loger, la vie sociale va se créer autour, on s’aide les uns, les autres et progressivement reformer une vie de village et reconstituer des particularités régionales et des regroupements par affinités d’activités.
Dans ce quartier habitent des Arméniens mais aussi des Italiens. Jamais les différentes confessions  religieuses (chrétiens, évangélistes, orthodoxes) n’a fait l’objet de tensions. Tous ces peuples ont comme raison d’être la lutte contre l’adversité.

Retour rue de la Défense riche en symboles qui rappellent la vie de l’époque.
La rue était boueuse tortueuse avec plein de petites maisons d’environ 40m2 en brique, en meulière, crépis – à l’époque ce n’est pas glorieux. Un petit appenti sur le côté permettait de mettre des machines pour filer le textile : 50 ateliers de tissage, 350 ateliers de montage ce qui représentait une production de 25 % du textile français dans les années 50. Tricotage, filage, textile, et  beaucoup d’autres métiers existaient rue de la Défense. On comptait cinq épiceries, des cafés, boucheries, boulangers une vraie vie de quartier.
Les nombreux escaliers étroits servent à gagner des rues. Il existe une loi du quartier : tout le monde surveille tout le monde. De nombreuses portes d’entrée gardent encore le motif de bouquet de fleurs qui sort du vase (année 1925) style art déco  – motifs du vase et style de ferronnerie. Les mariages étaient souvent arrangés afin de conserver les coutumes.

Monuments représentatifs de la rue :
En 1988, les Arméniens,  afin de remercier tout ce que la ville  d’Issy-les Moulineaux a fait après le séisme qui a touché l’Arménie, ont offert un monument à la ville. Le « Monument aux Oiseaux ». On peut lire : « En hommage à la solidarité du peuple français et en particulier à la ville d’Issy-les-Moulineaux envers le peuple arménien après le séisme du 7 décembre 1988 ». Un lien étroit existe avec la ville notamment côté jeunesse, voyages, centre culturel franco-arménien à Erevan. Un maire adjoint d’Issy est attitré à la communauté arménienne.

100 000 Arméniens sont recensés à Issy – 400 000 enfants sont issus des premiers arrivés.

On compte 600 000 arméniens en France et 6 millions à travers le monde.

Monument commémoratif : En 1987, le parlement européen en séance plénière reconnaît officiellement le génocide arménien par les turcs. Depuis la Turquie est furieuse. Le Président Emmanuel Macron a désigné le 24 avril 2019 comme étant la journée commémorative du génocide. Pour la Turquie il y a eu 300 000 morts alors qu’en réalité on dénombre 1 million et demi de victimes.

L’école primaire arménienne ouverte en 1996, reprise par le fils du 1er fondateur, accueille environ 110 élèves. On comptabilise 30 % d’augmentation cette année. Ce sont des petites classes adaptées dans laquelle l’enseignement est traditionnel avec en plus l’apprentissage de la langue et de la culture arménienne. On distingue bien l’enseignement général et l’enseignement religieux. Ce dernier est enseigné à l’église. Environ 5 % des Arméniens sont protestants évangélique.
Beaucoup d’Arméniens sont partis de Turquie dans les années 80 pour se retrouver à l’endroit où il y avait de la famille. Ils sont très bien intégrés en France.  

En 1923, à la cité universitaire un couple d’Arménien va fonder une maison de l’Arménie – lieu de représentativité. La France donnera la nationalité française aux arméniens qu’à partir de la libération. Le Général de Gaulle rencontrera un ambassadeur Russe et lui dira que parmi les plus grands résistants français on compte Missak Manoukian. Les arméniens se sont battus pour la France pays des droits de l’homme.

La population arménienne est active dans le domaine du sport « association sportive Ararat », gymnase au stade Mimoun. Ils ont à cœur de fédérer les enfants par le sport. Ce peuple est très courageux il a aménagé toute cette partie de la ville. Des personnages connus ont beaucoup aidé cette communauté : Rosy Varte, Henri Verneuil, Charles Aznavour… Près du boulodrome, est dressé un monument en hommage au groupe Manoukian.

Missak Manoukian a vu ses parents mourir en Anatolie. Il part en Syrie et à partir des années 20 va pouvoir gagner la France. Il fera partie de ces ouvriers qui vont travailler du côté de Belleville dans la chaussure. Arrive les années de guerre, il ne supporte pas la présence des allemands, va aller voir des amis polonais, hongrois, espagnols, italiens et va les secouer car il n’est pas normal que l’on finisse sous le joug des allemands. Le groupe va perpétrer des attentats sur Paris. Avec la police française, les allemands vont traquer ces jeunes. Ils seront tous arrêtés, 22 garçons et une fille, fusillés au Mont Valérien en 44. La fille sera abattue du côté de Francfort.

En 1947, Staline va accueillir les Arméniens de France à bras ouverts. 7 000 partiront avec des valises pleines de provisions. Arrivés là-bas ils se feront tout confisqués.

Le patronyme des familles se termine souvent par IAN ce qui signifie fils de …

 

Monument aux oiseaux

Monument à la mémoire des martyrs arméniens

 

Sculpture en hommage à
Missak Manoukian


flechehaut