Retour sur des sorties 2020

Retour sur quelques sorties et visites

 

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Géothermie
Cette visite commentée nous a permis de découvrir le fonctionnement d’une centrale de géothermie.

chiffresLe sous-sol francilien alimente en chauffage et en eau chaude de nombreux équipements publics, logements sociaux, copropriétés et entreprises.
La nouvelle centrale de géothermie de Villejuif renforce le réseau de chaleur intercommunal de Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses et Villejuif, qui dessert désormais l’équivalent de 28 000 logements.

Le sous-sol de l’Île de France est formé de différentes couches rocheuses, pour certaines imperméables, piégeant parfois des nappes d’eau. L’une des nappes les plus profondes se trouve à environ 2000m sous le niveau du sol ; il s’agit du Dogger. Cet aquifère s’est formé il y a 170 millions d’années, à l’époque du Jurassique. Emprisonné entre deux couches d’argile, il est constitué de 80% de roches poreuses, et de 20% d’eau salée.geothermie (2) La température du Dogger est comprise entre 55 et 80°C selon le lieu, et ses caractéristiques géologiques sont adaptées à une exploitation géothermique de longue durée.

La géothermie basse température
La géothermie basse température consiste à puiser l’eau géothermale, en extraire la chaleur, et la réinjecter dans sa nappe d’origine, afin qu’elle se réchauffe à nouveau : c’est une énergie renouvelable. L’énergie extraite est 5 à 30 fois plus importante que l’énergie nécessaire à cette extraction. Cette chaleur est directement utilisée, notamment sous forme de chauffage : c’est un procédé de géothermie directe.
Ainsi, l’eau géothermale alimente un échangeur à plaques de titane, qui transfère sa chaleur à l’eau du réseau de distribution. Ces deux circuits sont donc physiquement distincts.

Quelques chiffres qui datent de 2018 :
•    43 000 tonnes de CO2 évitées chaque année : c’est la quantité annuelle absorbée par 10 000       hectares de forêt, soit la totalité de la surface de Paris
•    64 % d’énergie renouvelable : 82gCO2/kWh
•    210 Giga Wh de chaleur pour 35 000 équivalent- logements
•    37 GigaWh d’électricité vendue à EDF

LA SEMHACH
Anciennement société d’économie mixte, la SEMHACH est devenue société publique locale (SPL) en mars 2014 avec l’entrée de la ville de Villejuif dans son capital. Ainsi, la société publique locale d’énergie et maintenance à L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue et Villejuif (la nouvelle dénomination de la SEMHACH) gère et exploite le plus grand réseau géothermique européen pour le compte du syndicat intercommunal pour la géothermie regroupant les trois communes.
En fin de présentation, nous avons découvert les installations sur place : turbines, pompe de réinjection, tuyauteries, chaudière d’appoint, tubes de réseau, cheminées des brûleurs…

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Les Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine

00 Les Archives nationales de Paris étant complètement saturées, le président de la République Jacques Chirac décida, en 2001, la construction d’un nouveau bâtiment qui fut inauguré en 2013. C’est le plus grand centre d’archives d’Europe et le deuxième plus grand du Monde après Washington où travaillent 300 personnes environ.
L’architecte, Massimiliano Fuksas, a conçu une sorte de « coffre-fort » de 10 étages avec des satellites de verre, ouverts sur des bassins où est posée l’œuvre d’Anthony Gormley, « Cloud Chain ».
Philippe Auguste, ayant perdu ses documents au cours d’une bataille, décida qu’ils seraient désormais gardés en lieu sûr à Paris. Le Trésor des Chartes, établi au Louvre puis à la Sainte-Chapelle, constitua le fondement des futures archives du Royaume.
Après le Serment du jeu de Paume à Versailles, dès l’été 1789, les députés décidèrent de garder leurs papiers contre l’arbitraire. Les Archives nationales ont été créées par décret de l’Assemblée constituante en 1790.
En 1795, une loi décréta que les archives devaient être accessibles à tous les citoyens et protégées. Dans l’ancien hôtel de Soubise, Napoléon Ier fit regrouper les archives qui étaient conservées un peu partout à Paris. Il fit rapatrier celles d’Italie. Étant de plus en plus nombreuses, il fallut agrandir l’hôtel de Soubise et au 19ème siècle, l’hôtel de Rohan fut affecté aux Archives nationales.
En 1969, un centre d’Archives nationales fut ouvert à Fontainebleau pour conserver des documents privés d’architectes, de carrière des fonctionnaires et les dossiers de naturalisation depuis la seconde moitié du 20ème siècle et des archives audiovisuelles. Mais depuis 2014, les archives sont en cours de déménagement car deux bâtiments du site se sont fissurés en causant de nombreux dégâts matériels.
Á Paris sont conservées les archives de l’Ancien Régime jusqu’à la Révolution et le Minutier central des notaires parisiens et à Pierrefitte, celles postérieures à la Révolution française et les archives privées.
Les Archives nationales ne conservent ni les fonds du Ministère de la Défense ni ceux du Ministère des Affaires étrangères qui se trouvent au service historique de la Défense à Vincennes. Le service des archives de la Préfecture de police est localisé au Pré-Saint-Gervais. Le document le plus ancien des Archives nationales date de 625. C’est aussi un des rares écrits sur papyrus sur lequel Clotaire II confirme une donation faite à l’abbaye de Saint-Denis par un certain Dagobert.
Les Archives collectées arrivent à Pierrefitte dans un camion dont la porte est scellée par un plomb qui porte un numéro. Déchargées sur une plateforme, elles sont dépoussiérées dans un magasin. Si des champignons sont présents, elles sont envoyées dans le sud de la France pour être traitées.
Elles peuvent avoir besoin d’être restaurées. Dans l’atelier de restauration, la table aspirante avec une cloche d’humidification permet, par exemple, de déplier le document sans le casser. La colmateuse est utilisée pour injecter de la pâte à papier pour combler tous les trous d’une page en une seule opération.
Pour bien conserver les documents, le bâtiment-coffre a été conçu pour éviter les chocs thermiques. Afin de ne pas être détruits par le feu, en plus des précautions habituelles (détecteurs, extincteurs, portes coupe-feu..), de la vapeur d’eau peut entrer en action et les magasins de stockage sont espacés d’un mètre. Les boîtes où sont classés les documents, sont ignifugées. Elles peuvent résister à l’eau quelques minutes et vingt minutes au feu mais à l’intérieur, certains papiers peuvent subir l’effet de la chaleur. Pour éviter les champignons, l’action de la soufflerie empêche la poussière de se déposer.
L’humidité et la température (18° dans les magasins de stockage, 4° dans le magasin-photos) sont contrôlées par un climaticien-architecte.
Dans les magasins de stockage, les boîtes qui portent un numéro d’ordre, sont rangées sur des doubles rayonnages donc en épis. Chaque épi est numéroté. Le magasin de stockage est indiqué : M501 → Magasin de stockage au 5ème étage. Les rangées de rayonnage portent les numéros des travées. Par exemple : Travées 85 à 92 à gauche ; Travées 77 à 84 à droite.
Toutes les archives sont codées. Par exemple, la série AG concerne les documents des chefs d’Etat et la série AF correspond à ceux du pouvoir exécutif (1789-1815).  Il existe des sous-séries :
AG/5(1) : Papiers des chefs de l’État de la Vème République sous le Général de Gaulle comme le discours du général pour les 800 ans de Notre-Dame le 30 mai 1964
AF/IV → Secrétairerie d’Etat impériale et cabinet de Napoléon Ier
Les épis qui ont une bande jaune verticale renferment des documents qui sont à sauver en premier. Ceux qui sont verts, sont mobiles.
Les fonds privés sont constitués des archives de personnes (Fonds de Simone Veil), de familles (Fondation Saint-Louis du Comte de Paris), de partis politiques, d’entreprises comme Air France, de presse et d’associations (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Ces archives peuvent être des objets comme les carreaux de plâtre du camp de Drancy portant les inscriptions de personnes qui savaient qu’elles allaient partir dans les camps ou du matériel de biologie et un crocodile naturalisé du collège de Juilly.
L’armoire de fer des Archives nationales est un coffre-fort exécuté sur ordre de l’Assemblée constituante du 30 novembre 1790. Elle était, à l’origine, destinée à abriter les formes, planches et timbres employés dans la fabrication des assignats, puis l’acte constitutionnel et les minutes des lois et décrets révolutionnaires. Elle contient aujourd’hui l’ensemble des constitutions de la France, ainsi que les documents de la plus haute valeur historique.
Sous l’Ancien Régime, les lettres patentes, écrites sur du parchemin, étaient des actes royaux scellés. À partir du milieu du 18ème siècle, on commence à imprimer certaines lettres patentes signées par le roi et par un secrétaire d’État. La lettre patente de Louis XVI, concernant l’abolition de la gabelle, porte un sceau vert. Depuis les Mérovingiens, les documents étaient scellés et la matrice du sceau était conservée. Dans un certain nombre de sceaux, on voyait des filaments qui pouvaient être des cheveux mérovingiens ou carolingiens.
Les archives publiques sont librement communicables, à l’exception de certains types de documents qui sont soumis à des délais fixés par le Code du patrimoine. Il faut un délai de 50 ans pour consulter les archives présidentielles, 75 ans pour le secret de l’instruction judiciaire ou 100 ans si la personne est mineure, 120 ans pour le secret médical… Il est cependant possible d’y accéder avant échéance du délai par une demande de dérogation.
Les documents qui ont été fragilisés au cours du temps, ont été microfilmés ou numérisés afin qu’ils puisent être consultables sans avoir recours à l’original.
Le site de Pierrefitte, qui était assez grand pour une durée de 30 ans, sera agrandi en raison de la fermeture du site de Fontainebleau.  

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Journée à Briare
Le Pont-Canal S6300119
En ce 1er octobre nous voilà partis pour Briare avec son Pont-Canal et son musée des deux marines
Briare ville fleurie pleine de charme au bord de la Loire.
Après une découverte de la ville de Briare en petit train touristique,  nous avons embarqués à bord du bateau « Le Loiret » pour un déjeuner-croisière.
Suite à la sécheresse de l’été, nous n’avons pas passé d’écluses mais avons navigué sur le pont-canal et surtout sur le canal latéral à la Loire entre les deux biefs.
Emprunter cette grande avenue d’eau bordée de pilastres et de lampadaires ne laisse pas indifférent.    
L’un des réalisateurs n’est autre que l’ingénieur Eiffel, il est le seul pont-canal métallique.
Le Canal de Briare est l’un des plus anciens canaux de France construit sous Henri IV. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, le pont-canal de Briare accueille aujourd’hui essentiellement un trafic de plaisance, on peut aussi faire une traversée à pied sur les esplanades de part et d’autre du canal, avec vue unique sur la Loire et Briare.
La renommée du pont-canal de Briare vient de la prouesse technique, humaine et esthétique des ingénieurs de la construction. La mission du pont-canal était d’enjamber la Loire pour permettre aux péniches de relier directement le canal du Berry et le canal latéral à la Loire avec le canal de Briare, et de connecter ainsi les bassins de la Saône et de la Seine.
La construction du pont-canal a considérablement facilité le transport des marchandises par bateaux.
Le résultat est à la mesure des ambitions et des moyens mis en oeuvre : pas moins de 662 mètres de long, soutenus par 15 travées de 40 m de long et 11,50 m de large, le tout suspendu à 11 m au-dessus du fleuve et pesant 13 680 tonnes (30% plus lourd que la Tour Eiffel !). Longtemps détenteur du « titre », le pont-canal de Briare figure aujourd’hui parmi les plus grands du monde.
Une idée lumineuse, éclairée dès la fin du siècle à l’électricité. Ses 62 candélabres et ses quatre obélisques porte-lanternes tracent dans la nuit un chemin lumineux qui se reflète dans l’eau.
C’est, comme son nom l’indique, un pont d’eau qui permet aux bateaux de franchir la Loire pour passer du Canal Latéral à la Loire, rive gauche, au Canal de  Briare rive droite.

S6300168  Musée des Deux Marines
Le Musée des Deux Marines et du Pont-Canal présente l’histoire des marines de Loire et des canaux, canal de Briare (de Loire en Seine) et canal latéral.
Organisé autour de 7 espaces présentant entre autres les nombreux métiers développés autour de l’eau mais aussi  tout ce qui  tire profit du fleuve, le musée met en lumière l’évolution de la navigation ligérienne et du monde de la batellerie depuis l’occupation des grèves par les premiers hommes, du temps où la Loire “portait bateaux”, jusqu’à nos jours, avec les “Acharnistes”. Notons aussi que l’on découvre la très grande variété des marchandises transportées, depuis le bois, les ardoises, les produits des forges, les poissons, les grès et faïences, la quincaillerie, les produits de la Méditerranée, la canne à sucre, les épices, les étoffes… Des maquettes illustrent aussi les différentes techniques de navigation.

Le musée a pour vocation de mettre en lumière le centre de découverte unique de ce qui était considéré comme le plus important carrefour batelier de France


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