Retour sur des sorties 2021

Retour sur quelques sorties et visites

Retour page actualités

Novembre
Octobre
Septembre
Juin



La Tour aux figures de Jean Dubuffet

La Tour aux figures est une oeuvre atypique : la visite étonnante de l’intérieur comme dans un labyrinthe, que les visiteurs sont invités à ressentir : ses parois peintes de tracés noirs sur fond blanc se découvrent par fragments. Le visiteur marche sur le sol peint, gravit ou redescend quelques marches, sans jamais en voir la totalité. La tour n’est pas dotée de rampe. Cette œuvre emblématique de l’art contemporain vient d’être rénovée par le département des Hauts-de-Seine. Elle se trouve dans l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. Elle est classée Monument historique. L’intérieur de la tour est accessible uniquement en visite guidée. C’est ce que le groupe de Clamart Accueil a fait début octobre 2020.

Origine de cette création : comment et où installer cette tour dans l’environnement.
En 1983 Jack Lang fait la commande d’une sculpture d’une tour de 24 m dans un jardin sur une colline. On imagine une installation à La Villette mais l’endroit n’est pas adapté donc on cherche ailleurs. Dans Paris aucun espace ne s’y prête – on élargit le périmètre à la proche banlieue. Le maire d’Issy-les-Moulineaux se positionne et dit aux autorités venez voir dans ma commune. Jean Dubuffet vient en janvier 1985. Le site retenu sera donc dans le parc de l’Île Saint-Germain de cette commune. L’artiste ne verra pas le chantier de construction. Il meurt en avril 1985, la tour sera construite entre 1986 et 1988.
Pour être ouverte au public une ingénierie de sécurité doit se mettre en place car à l’intérieur il n’y aucune ouverture et pas de rampes. Peu à peu l’état se désengage de la gestion de cette œuvre. La tour vieillit mal et se détériore suite à l’action du soleil et l’apparition de micros algues. Le département rachète la tour en 2005 et décide de la restaurer. Après de longs mois de travaux, on peut dès septembre 2020, à nouveau visiter cette sculpture. Hélas le contexte sanitaire lié à la pandémie de la Covid 19 et le deuxième confinement de 2020 ne permettra une réouverture qu’en mai de l’année suivante.

Les matériaux utilisés : la toiture est en béton, des poutres métalliques encerclent la structure, un film métallique léger rejoint chaque poutre et enfin du plâtre est projeté. On utilise de la résine époxy. 90 panneaux sont fabriqués dans les ateliers, amenés sur le site et jointurés sur place.
Pour présenter l’extérieur on parle du mouvement de « l’hourloupe ». Sa définition est : l’Hourloupe comprend des huiles sur toile, dessins, praticables, assemblages, sculptures, architectures, constructions, avec trois couleurs essentielles : rouge, bleu et blanc.
Quant à présenter l’intérieur on le définit par le “Gastrolove”, car il reprend les formes internes d’un organisme vivant et utilise que du noir et du blanc.

Á l’intérieur chacun peut se faire son histoire (dessins dans les nuages – profil humain – contour d’objets variés). Chaque palier est de plus en plus grand avec de plus en plus d’espace. Jean Dubuffet aimait à penser que l’on pouvait rester à l’intérieur de la tour pour méditer.
Lors de la restauration quelques modifications d’améliorations ont été conduites. Le toit d’origine en forme de cuvette a été fermé. Les avancées chimiques et techniques ont été utilisées pour ce qui est de la qualité de la peinture et de la résistance aux UV. Pour pouvoir renouveler l’air de l’intérieur une soufflerie a été installée et les lumières à l’origine en halogène ont été remplacées par des rampes de LED.

Á l’espace accueil des reportages sont proposés sur Jean Dubuffet, la création de la tour et la restauration et sur Richard Dhoedt plasticien d’origine qui a participé aussi à la restauration.
Les couleurs basiques utilisées par l’artiste : le blanc couleur de la feuille de papier – le noir la couleur du trait – le bleu et le rouge correspondent aux couleurs de stylos les plus utilisés à l’époque : couleurs primaires.

Dubuffet, sa formation et son inspiration : il fait des études en art mais constate que tous les styles ont déjà vu le jour. Donc, comment faire pour renouveler l’art et trouver une liberté de création. Il va vraiment pouvoir basculer dans sa création à la démobilisation en 1942 et devient artiste d’art brut. Son inspiration il la trouve chez « les enfants et les fous » car ces deux types de population se créent leur propre monde : faux art naïf « l’Hourloupe».




flechehaut


Promenade découverte du Street Art dans le 13ème arrondissement de Paris
Cette balade nous a mené à travers les rues du 13ème arrondissement à la découverte de fresques et graffitis réalisés parfois par des artistes de renommée internationale.
En commençant notre découverte, une habitation ayant une enseigne Notre-Dame de Chine attire le regard. On y observe une fresque représentant un bel enfant qui regarde sur un autre pan de mur des animaux extraordinaires fantastiques (rapace, licorne, dragon, centaure…).
Dans le cadre de la galerie itinérante à ciel ouvert, projet un peu fou, qui a débuté en 2011 ont été réalisées deux œuvres gigantesques sur deux tours du quartier.
• « Metapisica » œuvre de 2014 par Pantonio artiste peintre ; elle fait 66 mètres de haut. Il a fallu trois semaines pour cette création qui représente un ban de poissons pris dans les mailles du filet. Cette fresque est considérée comme la plus grande en Europe.
• Le « Héron bleuté » 2014 œuvre de Stew artiste francilien réalisée en 2014. Elle a obtenu le « Golden Street Art » 45 mètres de haut tout en finesse et gigantisme.
Un peu plus loin, on découvre « La Joconde » de San Miguel Okuda fresque colorée et vive aux belles formes géométriques sur une surface de 750 m2. Cette réalisation fait 15 mètres de large sur 50 mètres de haut. La Joconde est sur pieds avec ces derniers dans l’eau. L’ artiste a peint de grandes fresques à travers le monde.
Dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques l’artiste qui signe C215 a réalisé plusieurs tableaux sur des murs d’installations sportives du 13ème , notamment le portrait de Tony Estanguet athlète sportif spécialiste du canoë monoplace plusieurs fois médaillé. Autre œuvre du même artiste « le barbu » très belle réalisation.
En entrant dans le parc de Choisy s’offre à notre vue un préau peint et décoré de formes en mosaïque. Puis une fresque représentant un bateau échoué sur du sable par Sliman.
« Juvénile » une mosaïque naïve de 1996 signée Eliane Larus sur un mur d’un jardin maternel.
Certaines œuvres sont éphémères et le décor de rues peut changer d’une saison à l’autre.

Les créations de Invader et les spaces Invader sont présents dans toutes les rues. Sous le nom d’Invader se cache Franck Slama né en 1969. Mosaïste français élève de l’École Nationale des Beaux Arts de Paris, son programme d’invasion dans Paris a commencé en 1998. Paris est considéré comme son berceau et le lieu de la plus grande concentration de ces virus urbains comme il se plaît à décrire ses œuvres.
La rue est sa toile.
Sa démarche artistique consiste à installer ses œuvres dans les rues et espaces publics car les galeries d’art et les musées ne sont pas accessibles à tous.
Son programme répond à trois dimensions : la rencontre entre la mosaïque et le pixel – la transposition du jeu vidéo dans la réalité –le processus d’invasion à l’échelle planétaire. 3962 spaces invader sont répartis dans 79 villes du monde entier.
Il choisit d’apparaître masqué lors de ces interviews et se définit comme un « haker de l’espace public» propageant dans les rues des virus de mosaïque.
Déambuler dans ces rues c’est partir à la découverte d’artistes reconnaissables par leurs réalisations mais aussi c’est s’arrêter et contempler le talent de ces « Streets acteurs ». Ce spectacle est mouvant car peut changer d’une visite à l’autre.


Metapisica par Pantonio


le héron bleuté de Stew


la Joconde de San Miguel Okuda

flechehaut


Marches de la rentrée

Ce mois de septembre ensoleillé a permis de faire de belles marches pour les adhérents de Clamart Accueil.

Que de sites célèbres ont été arpentés :

• Le château de Méridon, sa forêt et l’ancienne voie ferrée du bois de Montabé, le château-fondation de Coubertin et son pigeonnier,

• Versailles avec ses larges et paisibles allées majestueuses, le parc un écrin de verdure, le domaine de Trianon,

• Sceaux, son parc et son château, il compte de longues allées à découvrir à pied,

• Fontainebleau ou grimpettes et descentes se sont présentés aux courageux marcheurs.

C’est avec bien du plaisir que les groupes ont repris le rythme de ces rencontres. En effet, cette convivialité manquait et l’espoir de pouvoir reprendre ces marches a redonné de l’énergie aux marcheurs de l’association.

Les prochains rendez-vous sont attendus et seront appréciés.

Le château de Méridon

Château-Fondation Coubertin

oies bernaches dans le parc de Versailles

 arbustes taillés en « art dit topiaire »

paisible plan d’eau

flechehaut


Le Tapis Vert lieu connu dans le bois de Clamart / Meudon voici un panneau explicatif qui raconte son histoire.

flechehaut