Retour sur des sorties 2019

Retour sur quelques sorties et visites

 

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La Fabrique du luxe – Les marchands-merciers au 18ème siècle
Les marchands-merciers parisiens étaient des vendeurs de marchandises qu’ils  enjolivaient.  Denis Diderot traite, dans l’Encyclopédie, les marchands merciers de « marchands de tout et faiseurs de rien.» Ils avaient l’interdiction de fabriquer des objets ce qui leur donnait un certain statut car ils n’étaient pas des manuels. Ils avaient donc recours à d’autres corporations : orfèvres, bronziers, ébénistes, ciseleurs… A la frontière de différents métiers, ils faisaient partie de l’aristocratie industrielle.
La corporation a existé du 12ème siècle au 18ème siècle. Elle comptait 5000 membres au 18ème siècle. Elle était très puissante car elle pratiquait le commerce d’objets de luxe. Sur son armoirie figurent trois nefs car elle était la troisième parmi les six corps de métiers de Paris en raison de son importance. Elle avait des privilèges comme assister aux cérémonies et parades royales. Les marchands-merciers étaient en conflit avec les drapiers, placés en deuxième position, car ils avaient le monopole de la vente des produits d’Orient de luxe dont les étoffes qu’ils importaient.
L’église du Saint-Sépulcre, démolie en 1790 et située autrefois rue Saint-Denis, accueillait les offices de la confrérie des merciers. En 1674, la corporation commanda à Charles Le Brun « La Résurrection du Christ ». Ce tableau, destiné à orner le maître-autel, fut financé par les intérêts du prêt accordé à Colbert par les merciers pour financer une campagne de Louis XIV.
tableau (2)Ils avaient installé leurs boutiques sur les quais, dans la rue Saint-Honoré et ses alentours. Le marchand mercier Edme-François Gersaint (1694-1750) tenait boutique sur le pont Notre-Dame qui reliait la rive droite à l’île de la Cité. Antoine Watteau a peint, en 1720, son enseigne (imposante huile sur toile d’environ 1,60 m de haut sur 3 m de large) pour attirer les badauds.
Les marchands-merciers les plus célèbres furent : Thomas-Joachim Hébert qui fut le premier à recouvrir des meubles de panneaux de laque orientale, Laurent Danet qui livra à Louis XIV le tableau « Midas rendant grâce à Bacchus » de Nicolas Poussin, la dynastie des Julliot dont le catalogue des ventes témoignent de son expertise dans le commerce d’art, Lazare Duvaux qui fut le principal revendeur des produits de la manufacture royale de porcelaine de Vincennes, Jean Dulac autorisé à vendre en détail les productions de la manufacture royale de Sèvres, Charles-Raymond Granchez, expert dans les pièces d’importation anglaise ainsi que Dominique Daguerre et Simon-Philippe Poirier.
Les objets qu’ils vendaient étaient tous enjolivés : cage à oiseaux ornée de 54 fleurs amovibles en porcelaine tendre, paire de candélabres avec chacun une statuette en biscuit de porcelaine d’après «les enfants» de François Boucher, fontaine de table qui n’était à l’origine qu’un vase en porcelaine de Chine, fleurs en porcelaine de la manufacture de Vincennes, lanterne magique, bonbonnière, tabatière, vases, boîte transformée en lampe portative, commodes…
Leur clientèle se comptait parmi les grands personnages de la cour comme Louis XIV, Louis XV, Madame de Pompadour, Marie-Josèphe de Saxe, Marie-Antoinette, la haute aristocratie, les souverains étrangers, les collectionneurs et les mécènes.
Pour se faire connaître et agrandir leurs réseaux, ils se firent éditer des étiquettes et des cartes de visite. Ils publièrent des encarts dans des revues, journaux et guides. À la fois négociant, expert, importateur, concepteur, décorateur, les marchands- merciers occupèrent un rôle majeur dans l’essor de l’industrie du luxe au 18ème siècle pour une clientèle désireuse d’obtenir un intérieur ou un accessoire à la mode.

chandelier bleu

livre

meuble

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Le métro parisien

DSCN9484Visite guidée par des guides de l’association ADEMAS. Cette association propose depuis 2007 des balades à pied dans le métro. Elle a aussi pour but la mise en valeur du patrimoine du métro
Durant le circuit, les visiteurs bénéficient d’un panorama général sur le métro : depuis les projets aux premières lignes, les méthodes de construction des ouvrages (tunnels, viaducs, traversées de la Seine), l’évolution des aménagements (des accès Guimard aux réalisations contemporaines, les styles décoratifs des stations) et le matériel roulant. Quelques sites méconnus ou peu visibles sont visités ou montrés depuis les stations ou les trains.
Année 1900 : ouverture du métro à Paris. Chez nos voisins Anglais le métro existe depuis 1863.
Pourquoi a-t-on attendu temps de temps ? En France, on discute, on se crée des problèmes. Qui va le construire ? Deux entités sont intéressées. La ville de Paris veut un métro que pour les parisiens et l’État défend l’idée d’un prolongement dans Paris des grandes lignes de chemin de fer déjà existantes.

Ce métro va passer où ?
• Dans les airs, oui mais cela fera de la fumée et du bruit et ce ne sera pas beau,
• En sous-sol, oui mais c’est le monde des morts, des rats. Il va fonctionner avec quel combustible ?
A Londres ça marche à la vapeur. Les questions sont nombreuses mais reste qu’aucune décision n’est prise.

En 1880, l’ingénieur Siemens décide d’installer l’électricité dans les transports à Berlin. C’est à ce moment qu’en France on arrête de discuter, on accélère le mouvement car en 1900 le pays accueille l’exposition universelle : l’enjeu devient donc international. Il est indispensable qu’un métro voit le jour pour ce grand événement.

Retour en 1895, l’état autorise la ville de Paris à faire son métro jusqu’aux portes de la capitale en partant du centre avec des stations rapprochées. Le chantier débute en 1898 et prend du retard car une grève des ouvriers de surface survient – ces derniers veulent être mieux payés. La compagnie du métro parisien, CMP, dirigée par la famille Empain attend la fin de la grève et finalement la première ligne Porte Maillot – Porte de Vincennes ouvre le 19 juillet 1900. Environ 2000 ouvriers ont travaillé pour construire ce premier métro.
Avec la ligne Étoile Victor Hugo – Porte Dauphine l’amorce du grand réseau parisien actuel est lancée. À partir des années 30 l’extension et la création de nouvelles lignes ne cessent de se produire.

A la gare des Invalides en 1900 le trafic s’intensifie d’abord vers la banlieue, puis vers les grandes lignes de 1907 jusqu’en 1935 ; cette gare dessert les grandes lignes vers Brest, Grandville St Malo.

Les méthodes de construction : à Invalides la station voutée est en tranchée couverte. Parfois, exemple à Concorde ne pouvant créer un tunnel profond faute de terrain, le recouvrement de la station est fait avec des pavés (le bruit extérieur de surface s’entend).

Décoration dans les stations :
La direction géographique est inscrite sur le tympan du tunnel. Une pendule se trouve sur le quai. À l’origine le nom des stations n’est pas en faïence, ce matériau apparaît dans les années 20. Le carrelage à 5 facettes biseautées donne des reflets ce qui amplifie la lumière par un effet diamant. Des frises à vagues courent le long des couloirs. Les accès Guimard (choix du banquier Adrien Bénard qui dirige la CMP) reproduisent l’art de style décoratif à la mode à cette époque. L’art entre dans le métro à la station Louvre en 1967 et la culture en 1989 à la station Concorde avec la déclaration de l’homme et du citoyen – la ponctuation s’affiche à la base du texte.

Autres informations
Les travaux dans le métro sont exécutés la nuit. Le garage central se trouve Porte de la Villette. Toutes les lignes du métro sont connectées entre elles. On compte 300 stations dont 4 de fermées (Saint-Martin – Croix-Rouge – Arsenal – Champ-de-Mars). Il n’existe pas de stations fantômes mais des stations fermées ou jamais ouvertes.

À la Porte des Lilas aboutissent trois stations provenant de la ligne 11, ligne 3 bis et une autre qui sert aujourd’hui pour le tournage de films.
La station Gare du Nord fermée en 42 n’a pas pu être prolongée car le terminus se présente en forme de raquette de tennis, on a donc changé l’utilisation de la station elle sert de métro école – à présent on apprend sur un simulateur.

Le garage du matériel se trouve en général en bout de ligne avec des ateliers. On dénombre 600 trains – chaque voiture fait 75 m par défaut parfois 90 sur la ligne14 le quai fait 120 m. Exemple d’intensité de la fréquence des rames de métro : sur la ligne 1 il peut y avoir 52 ou 54 trains qui circulent en même temps.

Cas particuliers des stations de métro
• AXO créée mais jamais ouverte, le quai existe mais pas l’accès extérieur.
• Porte Molitor au niveau du Parc des Princes imaginée pour desservir le stade Jean Bouin.
Ces 2 stations avec quai servent à présent à garer des trains.
• Dernier cas la station de métro Invalides lignes 1 et 13. Une 3ème station a été amorcée pour une nouvelle ligne il y a un quai et du carrelage mais est en cul de sac. Elle servira peut être un jour…
Des travaux sont réalisés pour le prolongement de la ligne 10 à Austerlitz mais la guerre arrive. Il y avait une amorce pour aller sous la seine vers la Gare de Lyon – ce prolongement ne sera jamais fait.

De l’extérieur, on peut voir l’entrée de la station Saint Martin « station fantôme » fermée depuis 1939 – ouverture en 1931 et fermeture en 1939.
En 1963 la ligne 1 fonctionne sur pneu ce sera l’année 1965 pour la ligne 4. De plus en plus l’automatisme de conduite est pratiqué, l’objectif étant d’arriver à l’automatisation intégrale.

Matériel utilisé Alstom et ou Bombardier.

Effectif de la RATP 48 000 agents.

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La concurrence à l’époque de la construction
Dans les années 1910, la concurrence est déjà présente. En effet, la ville de Paris accorde à l’ingénieur Monsieur Berni de construite « sa » ligne mais sans aide de la ville. Il a à sa charge 2 lignes. La ligne 12 actuelle et un bout de la ligne 13 entre Saint-Lazare et Porte de Clichy – Porte de Saint Ouen à l’époque (ce sera la ligne B Nord/Sud). Il souhaite une ligne de métro plus belle faisant 5 m de large avec le monogramme de la compagnie N/S entrelacé sur le coin gauche de l’encadrement publicitaire qu’il crée (4 m sur 3). Subtilité dans le choix des couleurs pour les encadrements : miel dans les stations sans correspondance et vert pour les stations avec correspondance. Les trains en métal sont bleu roi pour les wagons 2ème classe et jaune pour la 1ère classe. Des lustres sont installés à l’intérieur des trains. Ces aménagements seront gardés et rénovés dans ce style d’origine depuis la seconde guerre mondiale.

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Histoire des étudiants du quartier latin au « Bouillon Racine »  

DSCN9394Cette conférence a eu pour objectif de nous retracer l’évolution de la vie des étudiants depuis le XIIème siècle et pendant toute une période du Moyen-Âge.

Le contexte : aux alentours des années 1140 Louis VI Le Gros s’installe à Paris. Louis VII le jeune fait construire la muraille autour de Paris. Ce dernier part en croisade. L’aménagement de la rive droite de la Seine se développe. En effet, au temps de l’époque romaine uniquement la rive gauche était aménagée.
La culture est localisée dans les couvents, les scriptoriums l’endroit où les moines traduisent et recopient les textes lointains grecs, arabes… en latin.
Tout change à partir du XIIème siècle, les centres culturels se transfèrent des couvents monastiques situés à la campagne jusqu’à la ville. Le besoin de former une élite intellectuelle voit le jour (entre autre pour lutter contre l’hérésie). L’élite va travailler pour le clergé et la royauté – 80 % de la population ne sait pas écrire.

En 1210, le pape Innocent III décide la création de l’université. Les chanoines reçoivent la responsabilité de développer l’université parisienne – les cisterciens ne sont pas trop d’accord car ils ont l’obligation de devoir dispenser la connaissance mais finissent par céder.
Sous l’autorité de l’évêque, professeurs et étudiants s’unissent. Il n’existe pas vraiment de bâtiments dédiés à l’enseignement. Il se dispense aussi bien dans un cloître, un pré sur des bottes de foin, dans les églises ou prieurés, des salles de couvent louées par les professeurs.

L’université a sa propre justice, ses propres règles. L’autorité exercée par l’évêque est lourde pour les professeurs. Au XIVème siècle on compte jusqu’à 4000 étudiants au quartier latin, ces derniers revendiquent le droit de grève. En effet, des bagarres d’étudiants conduisent la police municipale à intervenir et à procéder à des arrestations. Les étudiants étant sous l’autorité du pape s’ensuit une grève qui va durer 6 ans. L’université est dissoute. Les étudiants vont étudier à Orléans, Toulouse, Montpellier,… Blanche de Castille soutient l’autorité municipale mais revient sur sa décision. Le pape autorise les étudiants et les professeurs à se mettre en grève.
C’est à ce moment-là que les anglais créent Cambridge et Oxford.

Organisation de cette époque :
Les étudiants s’inscrivaient dans une des facultés, recevaient une formation générale qui menait au baccalauréat (entre 14 et 20 ans), ensuite s’orientaient vers le droit (canon à Paris), la médecine, la théologie. Ils payaient leur droit d’inscription, choisissaient le professeur et gardaient le même tout au long de leurs études.
Des avantages plutôt conséquents s’appliquaient à cette population : une justice plus clémente, le non- paiement de l’impôt, la dispense de faire
l’armée, d’aller à la guerre, de payer les péages des ponts. Leur statut pouvait se comparer à celui des clercs.
Les étudiants portaient une robe de bure sombre, avaient la tonsure et un bonnet. Ils avaient obligation de parler latin, langue internationale à cette époque.
Environ 2/3 des étudiants suivaient les arts généraux (baccalauréat), 1/3 poursuivaient en études supérieures : 60% en droit, 30 % en théologie et 10% en médecine.
L’apprentissage de la théologie était le plus long et le plus difficile. Cette dernière discipline avait pour objectif l’obtention du statut de chanoine ; car pour ce dernier pas de vœux de pauvreté, pas d’obligation de donner la messe et l’espoir de percevoir ce que l’on appelait la prébende (revenu ecclésiastique destiné à l’entretien d’un chanoine).
Quand l’étudiant n’arrive pas à la fin du cursus il fait souvent partie de la basoche et devient petites mains de l’administration royale ou du clergé (basoche : ancienne association hiérarchisée des clercs de procureurs du Parlement de Paris et de certaines villes de province, ayant de nombreux privilèges, dont une juridiction particulière).
Le recteur est le chef de l’université. Sa tenue vestimentaire noire et violette est complétée de bâton d’esculape lors des grandes cérémonies (esculape : bâton en argent symbolisant les différentes facultés : rouge pour le droit, jaune pour les lettres, le palmier pour la pharmacie)
A la fin du moyen-âge on compte cinquante collèges.

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Origine du Bouillon Racine : sa création date du XVIIIème siècle.
Nous sommes dans le quartier des halles de l’époque. En 1855 pour se débarrasser des bas morceaux de viande Pierre Louis Duval les met à bouillir avec les abats. Le résultat donne un bouillon qui devient une nourriture à la mode – nourriture pas chère, servie par des serveuses joliment vêtues.
Vers les années 1900, deux cent cinquante bouillons voient le jour autour des halles.
En 1906 les deux frères Chartier Camille et Edouard fondent le « Bouillon Racine » rue Racine à Paris.
Entre les années 1956 à 1993 la Sorbonne avait acheté le lieu pour y installer la cantine du personnel.
À présent, cet établissement restauré par les compagnons du devoir avec des décors en opaline, des miroirs ciselés, au style art nouveau vous accueille et vous propose sa carte.


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Journée à Creil

lionClouterie RIVIERRE : lieu insolite chargé d’histoire – dernière clouterie française en activité à Creil – un savoir-faire unique dans le monde – un patrimoine industriel exceptionnel.
Fondée à Creil  en 1888, Rivierre est la dernière usine de clous forgés en activité en France. Spécialiste des semences pour la cordonnerie et la tapisserie, l’usine fabrique aussi des clous sur mesure pour l’artisanat, l ‘industrie et le luxe. Plus de 2800 modèles sont toujours fabriqués sur les machines du XIXè siècle.
Son fondateur Théodore Rivierre utilisait une nouvelle technique pour fabriquer des semences, petits clous pour la cordonnerie et la tapisserie à partir de fils de métal. Depuis, la production s’est diversifiée, mais les procédés de fabrication n’ont pas changé.
Depuis 2007, dotée du label Entreprise du Patrimoine Vivant, ces machines uniques et le savoir-faire de leur utilisation et de leur entretien se transmet de génération en génération depuis sa fondation.

En bref, voici cent trente ans d’histoire.
A l’époque, Théodore Rivierre ne fabrique que des semences pour les cordonniers et tapissiers, mais a déjà pour objectif de dominer le marché, à l’instar de son symbole, le lion.
En 1888 on assiste à un besoin important de fabrique de semence et clous. Théodore Rivierre crée l’usine et gagne rapidement beaucoup d’argent. La demande est forte pour satisfaire les besoins des soldats. Dix ans plus tard, quatre machines à vapeur fonctionnent et  200 ouvriers travaillent 12 heures par jour samedi et dimanche compris.
En 1900 à la mort de Théodore – il a 44 ans-  sa femme Marie âgée de 27 ans hérite. Face à  cette situation, elle s’entoure de personnes compétentes pour gérer et conduire l’entreprise. Les brevets sont rachetés avant qu’ils ne tombent dans le domaine public et porterons désormais le nom de Veuve Théodore Rivierre.
L’entreprise est prospère, en 1906 Marie achète une grande maison à Chantilly.
En 1914, 400 ouvriers font tourner les machines. En 1917, on fabrique des roquettes pour l’armée française. Pendant les années folles de 1919 et 1920 sont construits les bâtiments actuels en béton armé, les ateliers, la maison, etc….
Dans les années 30 l’usine licence à tour de bras. Alors que 1045 machines tournaient, en 1934 on n’en compte plus que 680. En 1935 Marie 62 ans est malade, elle vend l’usine en conservant le nom Rivierre.
Son PDG actuel Luc Kemp, luxembourgeois, achète l’ensemble. Le label de patrimoine national de l’industrie est décerné à l’entreprise en 2007.
Depuis 1975, les bobines de fils sont aux normes européennes.  Elles font entre 2 et 3 tonnes.

Au cours de la visite, nous avons eu la démonstration des équipements pour étirer le fil d’acier (le tréfilage est la réduction de la section d’un fil en métal par traction mécanique sur une machine à tréfiler), pour laver et dégraisser des clous, …vu les machines fonctionner, ces dernières portent des prénoms féminins, su comment bleuir et rougir les clous.
Dans les années 30, quarante-trois femmes empaquetaient les clous par paquet de 5 kg, étiquetaient  en rouge ou bleu avec le logo du Lion, à la langue de feu, représentant la maison Rivierre.
Aujourd’hui encore dans le monde entier, comme par exemple en Tunisie, ces clous sont connus et fournis aux différents artisans.
Pour conclure, en 2018, 15 ouvriers font fonctionner 325 machines.

Tout savoir sur la clouterie Rivierre : site internet

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plaqueLa mémoire des murs, Musée Serge Ramond
Musée unique en Europe consacré aux témoignages gravés ou sculptés depuis la préhistoire jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il réunit plus de 3500 moulages qui suggèrent aux visiteurs les sentiments, espoirs, souffrances ou fantasmes de prisonniers, soldats, marins…
Serge Ramond est le fondateur et le conservateur du musée. Il a assouvi une curiosité qui est devenue une passion en partant à la découverte  de 10000 ans d’histoire gravée dans les murs. Pendant 40 ans de sa vie, ce passionné de graffitis historique est allé sur les traces que l’homme a laissé sur la pierre. A l’aide d’un matériau très souple «la plastiline » une sorte de pâte à modeler il a reproduit, inscriptions, images, visuels, exvotos…. qui retraçaient le passage de l’homme. Dans les moulages après avoir apposé une légère patine il a, dans ce musée de 4 étages et 22 salles, exposé le fruit de ses découvertes.
Il a parcouru les boucles de la Seine, les sites maritimes, les églises, les prisons, les châteaux aussi bien en France, en Angleterre et en Suède.
En créant ce musée, dont il a fait don à la commune de Verneuil-en-Halatte, il a participé à laisser une trace des différentes époques des hommes et contribué à la sauvegarde du patrimoine. DSCN9378

Un film retrace la méthode utilisée par Serge Ramond et fait revivre les explorations de ce personnage.

 Tout savoir sur le musée des murs : site internet


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