Le Musée Français de la Carte à jouer en partenariat avec la Fondation Dubuffet a présenté une exposition à la Tour aux Figures de Jean Dubuffet. Cet événement marque le 40è anniversaire de la décision d’édifier ce monument à la pointe de l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. L’exposition retrace l’histoire mouvementée de l’une des œuvres les plus emblématiques de Jean Dubuffet. De sa conception en 1967 à son installation sur l’île saint-Germain en 1988. La Tour aux figures incarne l’audace d’un artiste qui a su transformer ses recherches plastiques en expérience immersive et monumentale.
Classée monument historique en 2008, cette commande majeure de l’État a fait récemment l’objet d’une restauration exceptionnelle grâce au département des Hauts-de-Seine qui en est devenu propriétaire en 2015.
Juillet 1962 : Jean Dubuffet est au téléphone. On ne sait pas avec qui. On sait qu’au cours de la conversation il griffonne machinalement des dessins au stylo-bille. Il n’est pas le seul à s’être prêté à cet exercice mais il est le seul à avoir prêté autant d’attention à ces divagations graphiques, au point de les réunir dans un livre, auquel il donne le titre de « l’Hourloupe ». Ce mot déposé et breveté est une invention du peintre.
Cet ouvrage a fini par qualifier le cycle des travaux le plus long , le plus dense jamais réalisé par l’artiste. Cela l’aura occupé pendant douze ans de 1962 à 1974.
Cette écriture cellulaire aux couleurs réduites aux encres bleue, rouge et noire du stylo-bille caractéristique d’un style « Dubuffet » se propage tous azimuts. Il dit que la nature de l’Hourloupe est expansive.
En décembre 1968 : l’exposition Dubuffet ouvre ses portes au musée des Arts décoratifs à Paris. Le public découvre ses multiples projets, il mène plusieurs expérimentations et étudie de juillet 1967 à juillet 1968, la possibilité de réaliser la Tour aux figures. La découverte du polystyrène expansé en 1966, lui permet de développer des maquettes, des photomontages, des plans, ou le fantasque, l’invention explosent.
En mai 1973, se déroulera l’inauguration d’une réalisation au pied de Chase Manhattan Bank à New-York. Autre projet d’une sculpture monumentale pour l’esplanade de la Banque Lambert à Bruxelles : projet qui sera abandonné en 1974. Entre 1973 et 1974 il imagine dix nouvelles tours. Loin d’être uniforme, elles se distinguent par leur volume, leur découpe, leur peinture polychrome.
C’est en mai 1983, que Jack Lang alors Ministre de la Culture, retiendra l’œuvre complexe de la Tour aux figures qui enveloppe une autre œuvre le Gastrovolve. Son lieu d’implantation sera décidé, en janvier 1985, après de multiples péripéties. Elle sera inaugurée le 24 octobre 1988.
le Cirque d’Hiver
Le cirque Napoléon voit le jour le 11 décembre 1852 grâce au duc de Morny, demi-frère du prince Louis-Napoléon Bonaparte, qui obtient l’autorisation de construire, et à Jacques Ignace Hittorff, son architecte. Le cirque est pour l’essentiel voué à l’art équestre. Seulement quelques années plus tard, le 12 novembre 1859, le cirque s’illumine grâce au « trapèze volant », tour inventé par le toulousain Jules Léotard.
Devenu Cirque National en 1870 puis Cirque d’hiver en 1873, le bâtiment – de plan polygonal et d’une capacité initiale d’accueil de plus de 5 000 personnes – est racheté par Pathé en 1907 pour être transformé en salle de cinéma. Redevenue cirque en 1923, la salle est vendue en 1934 aux quatre frères Bouglione, déjà célèbres.
C’est le début d’une passion familiale pour un lieu d’exception : le dernier cirque en dur de Paris, auquel le nom Bouglione est accolé depuis plus de 80 ans.
Les décorations intérieures et extérieures ont été confiées aux grands sculpteurs et peintres de l’époque.
La capacité actuelle a été ramenée à 1 650 places suivant les normes de sécurité incendie contemporaines.
En plus des spectacles de cirque traditionnel, la salle accueille des concerts, des spectacles de variété et des réunions politiques. C’est un cirque très reconnu par la communauté internationale depuis plus de 100 ans.
Le Cirque d’Hiver fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1975.
La visite permet non seulement d’évoquer l’architecture et le décor du bâtiment, l’histoire de la famille Bouglione, mais aussi de découvrir les coulisses, les loges des artistes, d’accéder aux pièces ou sont rangés leur tenue de scène.
Un voyage mémorable dans un univers fascinant, merveilleusement onirique…..
Spectacle « WOLF»
La compagnie Circa présente « WOLF » ou le loup.
La compagnie Circa s’impose comme l’une des plus flamboyantes ambassadrices d’un cirque contemporain australien d’une grande vitalité.
Elle crée des spectacles épurés, centrés sur le corps, alliant esthétique, modernité et performance, tout en convoquant force, émotion et chaleur humaine.
Avec cette nouvelle création, présentée pour la première fois en France, nous avons assisté à une avalanche de sauts, portés, chorégraphies intenses et acrobaties virtuoses, qui nous ont époustouflés.
« WOLF » libère sur scène une énergie animale. Les corps occupent l’espace, se heurtent, s’affrontent ou composent au contraire un mouvement collectif. Les dix interprètes époustouflants, repoussent un peu loin les limites de leur cirque survolté, tiraillés entre des instincts sauvages et une humanité à fleur de peau. La musique joue un rôle important dans ce spectacle : musique tenace, obsédante, lancinante, répétitive.
Très beau spectacle donné au théâtre Sylvia Montfort. On en ressort ébloui.

